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    Guinee-Bissau, Umaro Sissoco Embalo décrète la dissolution du Parlement

    La dissolution du Parlement décrétée à la hussarde par le président Umaro Sissoco Embalo risque de plonger le pays dans une énième crise politique.

    En réaction à la tentative du coup d’Etat, en début de décembre  2023, Umaro Sissoco a pris seul l’initiative de dissoudre le Parlement. Aussi la Guinée-Bissau s’achemine-t-elle vers  une énième crise politique. Sans preuve, il a qualifié de tentative de putsch les affrontements qui ont eu lieu entre les éléments  de la Garde nationale et les forces spéciales de la Garde présidentielle.

    Bilan : deux morts et  six blessés.

    Le communiqué de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, (Cédéao) publié le 2 décembre condamnait les violences et toutes les tentatives visant à perturber l’ordre constitutionnel et l’Etat de droit en Guinée –Bissau… Ce message  a  certainement renforcé le président dans sa conviction. Alors qu’il participait à la Cop 28 à Dubaï.

    On peut comprendre les appréhensions du président bissau-guinéen,  et sans doute le soutien rapide de la Cédéao, dans le contexte actuel de l’Afrique de l’Ouest où les coups de force s’enchainent : Mali, Burkina-Faso, Niger, et Gabon pas très loin.  Et surtout, que son pays a connu plusieurs coups d’Etat.  De là  à dire que tous les faits et gestes  des forces de sécurité  en Afrique ont pour but le renversement des institutions paraît parano.

    Le président Umaro ne va-t-il pas s’enferrer pour avoir décrété de son chef la dissolution du Parlement dominé par l’opposition à la hussarde ?  On ne voit pas comment pourrait-il calmer facilement le jeu. Diriger sans contre-pouvoir, dans cette période pré-électorale où les décisions importantes pour les pays et  les réformes sont à prendre expose la Guinée-Bissau à une situation explosive.

    Selon des observateurs de la scène politique de ce petit pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, le président Umaro n’a pas retenu la leçon de la dissolution du Parlement en mai 2022. Sa fuite en avant d’alors ne lui aurait servi à rien.  Pour rappel, il n’avait obtenu  la majorité au Parlement lors des élections organisées pour renouveler les sièges de l’Assemblée, après cette dissolution. L’agacement  et la fébrilité  du  chef de l’Etat de la Guinée-Bissau en perspective des élections  annoncées dans une année peuvent conduire le pays à une dérive démocratique.  Et ainsi, plonger la Guinée-Bissau dans une énième crise politique plus importante  que les précédentes.

    Author

    • Jean BOOLE

      Journaliste de formation et analyste politique. Redacteur en Chef Africain Times. Fondateur et rédacteur de Yambola magazine, ancien journaliste du quotidien Salongo (RDC-Congo). Collaboration dans les médias belges et accréditation auprès de l’Union européenne.

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